Venez passer une soirée à Vienne et en Europe Centrale !

Œuvres de STRAUSS, LEHAR, DVORAK, BRAHMS… par un ensemble de musiciens professionnels amis de Notre-Dame de l’Assomption

Concert au théâtre Sainte Thérèse jeudi 31 janvier 2013 à 20h30

PROGRAMME

- Johannes BRAHMS : 5 danses hongroises à 4 mains

- Quatre petites pièces en quatuor : 8ème danse Slave de DVORAK

- Danse POLOVTSIENNE de BORODINE

- Danse d’ANITRA de PEER GYNT de GRIEG

- 1ère Danse HONGROISE de BRAHMS

- Antonin DVORAK : Trois chants TZIGANES op. 55

- Johann STRAUSS II – WEBERN : Valse du trésor pour quatuor à corde, piano et harmonium.


- Johann STRAUSS II – SCHÖNBERG :
Valse Roses du sud, pour quatuor à cordes , piano et Harmonium

- Johann STRAUSS II : La Chauve –Souris : Air d’Adèle

- Franz LEHAR : La Veuve Joyeuse : Air de VILIA

- Johann STRAUSS II-SCHÖNBERG : Valse de l’Empereur, pour quatuor à cordes, clarinette, flûte et piano.

Les MUSICIENS

- Marie-Laurence CAMILLERI, violon, 1er prix au CNSM de Paris (Conservatoire national supérieur de musique de Paris). Invitée en Allemagne et aux U.S.A, 1er grand Prix de l’académie Charles Cros pour son enseignement des œuvres de Jacques Castérède. Soliste de l’orchestre Philharmonique de Radio-France.

- Emmanuelle BLANCHE-LORMAND, violon et soprano, Diplôme de concertiste de l’Ecole Normale de Musique de Paris, 1ers prix de violon, musique de chambre et chant au conservatoire Royal de Bruxelles. Cycle de perfectionnement à Vienne pour le chant et le violon. Entre à l’orchestre Philharmonique de Radio-France en 1994.

- Christophe GAUGUE, alto-solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio-France depuis 1986,Assistant au CNSM de Paris, partenaire du trio Wanderer. Récompensé par les Grammy Awwards pour son interprétation des concertos Brandebourgeois de Bach.

- Catherine de VENCAY, violoncelle. 1er prix de violoncelle au CNSM de Paris. Cycle de perfectionnement auprès de Janos Starker à Indiana aux Etats-Unis. Entre à l’orchestre philarmonique de Radio-France en 1996.

- Michel ROUSSEAU, flûte. 1ers prix de flûte et de musique de chambre au CNSM de Paris. Lauréat de la Fondation Yehudi Menuhin et de la Fondation Cziffra. Professeur de flûte et piccolo au conservatoire du 10ème arrondissement et d’Asnières. Membre du trio Weber et du Trio de flûtes de Paris. 2ème flûte solo de l’orchestre Philharmonique de radio-France.

- Jean-Pascal POST, clarinette. 1ers prix du CNSM de Paris. Soliste à l’Orchestre Pasdeloup. Invité dans de nombreux festivals à l’étranger, auteur de recueils pour la clarinette, conseiller artistique et technique de l’entreprise Selmer, passionné pour l’enseignement, Jean Pascal Post est aujourd’hui soliste de l’orchestre Philharmonique de Radio-France.

- Catherine COURNOT, piano. 1ers prix de piano, musique de chambre, accompagnement vocal du CNSP de Paris, invitée dans de nombreuses formations de chambre ou orchestrales, soliste de l’Orchestre Philharmonique de Radio-France depuis 1992.

- Jean-Luc AYROLES, piano. 1ers prix de piano, musique de chambre et accompagnement vocal du CNSM de Paris. Membre de l’ensemble TM+ depuis 2007. Créateur de nombreuses pièces contemporaines, invité des orchestres de Paris et Philharmonique de Radio-France, enseigne au conservatoire du centre de Paris.

La famille STRAUSS.

Comme le fut Paris, au 19ème siècle et jusqu’à la grande Guerre, Vienne, cœur de l’Empire Austro-Hongrois brillait de son aura intellectuelle et artistique. La musique y tenait une place historique. Elle y était à la fois un héritage et la dynamique du présent. Elle existait par elle-même. Elle était alors source de joie de vivre, d’enthousiasme, de frivolité et même de folie. La danse reprenait les airs du folklore, sa musique exprimait la nature, les paysages, la géographie, l’âme du Pays. La valse était devenue la danse de la Société bourgeoisie de Vienne.
Vinrent les Strauss : 3 générations d’artistes, qui, avec quelques autres, Joseph Lanner notamment, vont créer et promouvoir avec éclat la Valse, cette danse à 3 temps venue du fond du pays et haussée par eux au niveau de la musique symphonique. Qui étaient donc ces STRAUSS ?

- Johann I , ( 1804-1849) dit le Père, né à Vienne, était violoniste et compositeur. Ses parents étaient taverniers. Il fut très tôt orphelin, de mère à l’âge de 7 ans et de père à 12 ans, noyé dans le Danube. Sa belle-mère le plaça comme apprenti relieur. Il fut diplômé à 18 ans, mais pendant cette formation, elle lui permit aussi d’apprendre la musique, le violon et la composition. Il entra dans l’orchestre de Michael Pamer puis dans le quatuor à cordes de Joseph LANNER, ensemble qui s’élargit rapidement en une formation plus fournie, vite réputée en ville pour ses valses viennoises et ses danses allemandes…
Vers 1825 il fonda et dirigea son propre orchestre de brasserie et commença à composer pour celui-ci. Un moment concurrent de Lanner , il se réconcilia avec lui. Tous deux furent les premiers promoteurs de la valse nouvelle. Sa grandeur musicale fut très vite reconnue à Vienne.
Beaucoup de monde venait l’entendre. Elle donnait de la joie. Sa réputation lui permit d’accéder en 1846 à la fonction de Directeur des bals de la Cour d’Autriche, au château de Schönbrunn. Il avait également été nommé chef de la musique du 1er régiment impérial de Vienne. Ensuite, il commença à voyager dans nombre de pays européens, à Paris notamment où il découvrit le Quadrille.
En 1825 il épousa Maria Anna Streim qui lui donna 6 enfants dont Johann II (1825), Josef (1827), Eduard (1835). La famille devint instable, du fait de ses absences. Ayant appris qu’il avait une Maitresse, Maria Anna obtint le divorce (1844) .
Son œuvre est immense : 19 marches dont celle de Radetsky avec ses fils, 140 polkas, 28 galops, 35 quadrilles, 32 mazurkas, 50 quadrilles, 146 valses…

- Johann II, (1825-1899) dit le fils, né également à Vienne. Il devint musicien malgré son père qui voulait faire de lui un employé de banque et qui avait interdit à tous ses enfants d’être musicien. Sa mère lui fit apprendre la musique en cachette, le piano et le violon, et quand elle eut divorcé, elle soutint activement sa formation musicale professionnelle en lui permettant de progresser dans le violon, la théorie musicale et la composition. Il obtint l’autorisation de donner des concerts publics et en 1841 (ou 1944) forma un ensemble de 24 musiciens qui joua pour la première fois au café Dommayeur à Hietzing. Il y interpréta 6 de ses compositions et de nombreuses valses de son père. Ce fut un triomphe.
Il se serait fâché alors avec lui ! motif musical, parce que concurrent ? motif familial, c’est la période du divorce ? mais la brouille fut de courte durée , il se réconcilia avec lui, dirigea même son orchestre et plus tard fusionna les deux formations…En 1848, Il fut nommé chef de la musique municipale de Vienne. Il voyagea beaucoup en Europe avec son orchestre et partout il souleva l’enthousiasme.
Ses amitiés musicales avaient reconnu ses talents : Brahms, Wagner, Offenbach, Schoenberg, Weber, Alban Berg. Certains transposèrent ses œuvres pour le quatuor.
Son œuvre est considérable en quantité et en qualité. 13 opérettes, 1 opéra, 200 valses, d’innombrables Polkas, mazurkas, quadrilles…des titres qui sonnent : histoire de la forêt viennoise, sang viennois, le beau Danube bleu, la valse de l’Empereur, Aimer – boire et chanter, La Chauve-souris, le Baron tzigane, le ballet Cendrillon.
Après avoir épousé la cantatrice Jetty Treffe, il confia sa baguette de chef d’orchestre à ses frères Josef et Eduard.

- Joseph. (1827-1870) Egalement fils de Johann I , né à Vienne. Son père le destinait à l’armée. Il devint architecte et ingénieur mais il rejoint l’orchestre familial vers 1850 et remplaça son frère quand celui-ci tomba gravement malade. Timide, peut-être dépressif, il accepta non sans mal cette fonction, après avoir étudié pour ce faire, la direction d’orchestre et la composition. Il épousa Carolina Pruckmayer en 1857. Ils eurent une fille, Carolina.
Ses œuvres furent très nombreuses, plus de 200 en 17 années : il composa avec Johann II la célèbre « pizzicato polka » ; des valses telles qu’ « hirondelles d’Autriche » … Son décès, à l’âge de 43 ans, lors d’une tournée en Pologne,. aurait été due à une commotion cérébrale, et peut-être la conséquence d’ un traumatisme crânien.

- Eduard. (1835-1916) dernier enfant de Johann I, plus connu comme chef d’orchestre de musique de danse que comme compositeur, il est à l’origine de nombreuses valses et polkas. Souffrant un peu de la notoriété éblouissante de ses 2 frères, il s’orienta vers une écriture musicale un peu différente, plus personnelle. Il est à l’origine de ces polkas rapides, les « polkas-schnell ».
Il épousa Maria Klenkhart en 1863 et eut deux fils Johann III et Josef Eduard strauss. Après une tournée aux états Unis en 1899, il décida de mettre un terme à sa carrière musicale, dissout l’orchestre Strauss en 1901 et vint se retirer à Vienne.

- Johann III (1866-1939) . Fils d’Eduard, violoniste, il était davantage un chef d’orchestre réputé qu’un compositeur. Il enregistra sur disque nombre d’œuvres des membres de la famille Strauss chez Deutsche Grammophon . Il perpétua ainsi l’œuvre de la lignée des Strauss. Parmi ses compositions figure la valse du Couronnement du Roi Edward VII.

D’autres compositeurs et chefs d’orchestres portent le nom de Strauss, tels que Richard Strauss (1864-1949) et Oscar Strauss (1870-1954). Ils n’appartiennent pas à cette dynastie familiale des Strauss.

Franz LEHAR (1870-1948).

Originaire de Hongrie, de fait il était austro-hongrois. Son père était chef de la fanfare du 50ème régiment d’infanterie austro-hongrois. Son jeune frère Anton était élève officier à l’école des cadets de Vienne. Il fit ses études musicales au conservatoire de Prague, élève de Benneni pour le violon et de Dvorak pour la composition. A la fin de ses classes il rejoignit l’orchestre de son père comme chef adjoint de musique, puis en 1902, il fut nommé chef de l’orchestre du théâtre an der Wien. Il se maria avec Sophie Paschkis, juive d’origine, convertie au catholicisme avant son mariage. Sous le régime nazi il rencontra des difficultés : moins pour son épouse, Goebbels l’avait protégée, car Hitler aimait la musique de Franz – elle avait été nommée « aryenne d’honneur par le mariage » – que par ses librettistes juifs dont au moins un fut déporté et assassiné. Il dut ainsi composer avec le régime ! Ses œuvres sont faites essentiellement d’opérettes : La veuve joyeuse, l’amour tzigane, le pays du sourire, les plus jouées, mais aussi des danses, des mazurkas et des valses… toutes fondées sur la facilité mélodique, l’envol de la valse et le brio orchestral.

Johannes BRAHMS

Johannes BRAHMS (1833-1897) Etait d’origine allemande et vint à Vienne vers 1860. IL était compositeur, chef d’orchestre vigoureux et pianiste virtuose exceptionnel. Il était le Monument dans l’écriture de la musique romantique
Ses œuvres se comptent par centaines aussi bien pour orchestre, symphonies et concertos, que pour instruments, voix, musique de chambre…En 1853 il rencontra à Düsseldorf le violoniste hongrois Eduard Roményi qui lui fit découvrir la musique tzigane. A Vienne le grand chef Von BÜLOW le soutint et dirigea ses grandes compositions symphoniques…
Il rencontra les Schumann, Robert qui était son ami et qui mourut en asile Psychiatrique, et Clara son épouse avec qui il entretint une très grande amitié, puis une relation affective très intense mais qui fut éphémère…
Parmi ses œuvres on dénombre 16 valses et 21 danses Hongroises. 6 Seront jouées ici.

Antonin DVORAK (1841- 1904)

Originaire de Tchécoslovaquie, Organiste au départ, ami de Brahms et de Von Bülow, à leur contact il s’intéressa à la composition musicale, à l’orchestre et devint professeur de composition au conservatoire de Prague puis directeur de cet établissement avant de devenir le directeur de celui de New York. Très influencé par le folklore slave, ses œuvres sont nombreuses et très diverses : symphonies, concertos, musique de chambre, religieuse, chant, piano , danses slaves, la 1ère danse sera jouée…

Alexandre BORODINE (1833-1887)

Compositeur russe autodidacte d’œuvres symphoniques, de quatuor à cordes et de pièces pour piano…

Edward GRIEG.( 1843-1907) ,

d’origine Norvégienne et de formation allemande, pianiste, chef d’orchestre. Son oeuvre est abondante et diversifiée : musique symphonique, sonates, pièces pour piano, quatuor à cordes…

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Crédit photo : Free Stock Photos – Foter

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