Qui va me juger ?

Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jean 3, 17).

Dans l’Évangile de ce dimanche saint Jean souligne l’aspect négatif du jugement. Pour lui « juger » est contraire à « sauver » car il a une vision menaçante du jugement. Les traductions polonaises de l’Evangile selon saint Jean utilisent dans ce verset le verbe « condamner ».
Jésus-Christ est notre sauveur – la Victime Pascale pour nos péchés. Grâce à lui nous ne mourrons pas malgré nos fautes.

Il y a aussi le jugement qui nous permet de recevoir le salut de Dieu. La théologie morale l’appelle le jugement de conscience.
La constitution pastorale de Vatican II dit que « la conscience est le centre le plus intime et le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est le seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre  » (Gaudium et Spes 16).
Ainsi chaque homme dans sa conscience peut avec Dieu découvrir la vérité qui juge les actes humains. «  La conscience morale est un jugement de la raison par lequel la personne humaine reconnaît la qualité morale d’un acte concret  » (CEC 1796).

Certes, les baptisés ont le bonheur d’être éclairés par la Parole de Dieu et les sacrements. Mais chaque conscience doit être formée tout au long du pèlerinage sur la terre. Profitons du Carême – le temps de grâce – afin que la voix du Seigneur soit par nous bien entendue et pour que ce jugement salvateur nous purifie de chaque péché.

Père Patryk MICHALSKI, s.a.c.

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